Malgré un temps couvert (même si c’est déprimant), malgré un froid pénétrant (même sous plusieurs couches de vêtements), malgré un vent décoiffant (même sous nos casquettes), malgré les policiers qui bloquaient les rues environnantes, malgré les quelques coureurs qui s’essoufflaient ici et là, nous descendons à l’arrêt d’autobus 41, à 9 h 50, pour nous rendre sur les Ramblas déambuler avec les Barcelonais.
L’autobus 41 est stationné à l’arrêt. Après une attente de 15 minutes, le chauffeur sort du restaurant d’à côté et vient nous informer que c’est le célèbre Marathon de Barcelone aujourd’hui et que tous les services sont suspendus jusqu’à au moins 13 h. Inutile de prendre un taxi, il sera bloqué à plusieurs carrefours.
On retourne à l’appartement et on attend. Les marathoniens courrent de plus en plus lentement, en réalité on ne voit plus que quelques braves trottinant de peine et de misère. Les barrières se lèvent, les autos, les autobus et les camions reprennent leur droit !!
On retourne à l’arrêt de l’autobus 41 et on attend, on attend, on attend. On se dirige vers le 141 qui n’en finit plus de ne pas arriver pendant que les autobus 41 se succèdent au coin de rue que nous avons quitté. On attend, on attend, on attend. Puis, les nettoyeurs de rues prennent celles-ci d’assaut et plus rien ne bouge : ni autos, ni autobus. On attend, on attend, on attend. On hèle des taxis qui nous passent au nez. On attend, on attend, on attend. Puis, vers 15 h, un taxi s’arrête enfin et nous conduit à destination. Il était temps, on était congelés !
Misère de misère, on décolle après 5 heures d’attente !
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