mardi 20 avril 2010

Toledo (suite)

Réveil plus de 12 h plus tard. Une première depuis le début de ce voyage en février. Peut-être parce qu'il fait froid dans la chambre, on est frais et dispos. Une autre première depuis longtemps. Après un excellent petit déjeuner à l'hôtel, on entreprend notre journée avec enthousiasme.

Premier arrêt, la Synagogue del Transito, à deux pas de l'hôtel. Des dix synagogues qui existaient à Tolède, c'est l'une des deux qui subsistent encore aujourd'hui. Elle est belle et son petit musée très intéressant. On se rend ensuite à l'église Santo Tomé. L'intérieur abrite un célèbre tableau du Greco exécuté en 1586. Gisèle en revient bouleversée ... ou presque. On poursuit notre découverte du Vieux Tolède en empruntant de petites rues et ruelles pour nous rendre à la Mezquita del Cristo de la Luz (Mosquée du Christ de la lumière). Visite mémorable ! Après un dîner MacDonald (Pierre, bien entendu), on se rend ensuite au Musée de Santa Cruz. Quelques tapisseries flamandes intéressantes au rez-de-chaussée, quelques peintures du Greco au premier étage et notre visite se termine par un arrêt sur une terrasse face au musée.

Retour par la vieille ville pour récupérer nos bagages en consigne à l'hôtel, taxi jusqu'à la gare et retour à Madrid en TGV à, à 250 Km/h.

lundi 19 avril 2010

Toledo

Arrivée tardive à Tolède. On comprendra pourquoi ci-après. On décide de marcher pour nous rendre à l'hôtel. Mal nous en prit. Cette ville est située sur un promontoire et la gare est assez loin de l'hôtel. Après quelques tentatives de monter des rues très escarpées sans être certains d'être dans la bonne direction (le GPS piétonnier n'arrive pas à bien nous situer à cause de l'étroitesse des rues et de l'impossibilité d'assurer la triangulation des satellites), on prend un taxi qui nous conduits en quelques minutes à notre port d'attache, l'hôtel Sercotel Pintor El Greco .

Après une journée mal commencée et une arrivée ratée, on s'installe à l'hôtel et on part à la découverte des environs. Déception ! On dirait que Toledo est un vaste super marché. Toutes les rues regorgent de commerces de bébelles dites médiévales. On s'arrête à une terrasse pour dîner, pardon encore, pour déjeuner à 15 h. Déception ! Ce n'est pas à la hauteur de la description du menu, ni du prix affichés ! Puis, on repart un peu mécontents. Gisèle visite la cathédrale pendant que je furète dans les ruelles avoisinantes. Gisèle est ravie de sa visite. Je le suis moins de ma randonnée.
Déçus de notre journée, on rentre au bercail. Je m'endors à 20 h, Gisèle à peine plus tard. On soupera, pardon, on dînera une autre fois.

La p'tite vie avant Toledo

Nous n'étions qu'à deux métros et un train de Tolède. Comme on ne pouvait pas résister à la tentation, on n'a pas résisté à la tentation. En quittant l'appartement à 9 h, nous devions être rendus à notre hôtel, à 11 h ! Mais la lenteur administrative des fonctionnaires espagnols nous a rejoints.

En arrivant à la magnifique gare ferroviaire de Madrid, nous pensions pouvoir acheter nos billets, pardon, nos tickets de train en insérant notre carte de crédit dans une machine électronique, comme on en trouve à peu près partout. Nada ! Pour Toledo, il fallait acheter nos tickets d'un préposé pas pressé. Arrivés à la gare à 9 h 30 pour prendre le train de 10h20, il a fallu prendre un numéro et attendre que les 80 numéros avant nous aient rencontré les fonctionnaires pas pressés pour acheter les nôtres à ... 10 h 25 pour le train de ... 12 h 20 ! Arrivés à Toledo à 12 h 50 !

Pendant la longue attente pour voir notre numéro d'élus apparaître sur le tableau électronique, il y a énormément de mouvements de foule, de mécontentements. On se fait un peu bousculer par des gens en colère qui quittent en maugréant. Et ce qui devait arriver arriva. Losque le numéro de Gisèle apparut au tableau, elle se précipita vers la préposée, demanda les tickets pour Toledo aller, le 19 et retour le 20. Coût : 35 euros. En fouillant dans la poche de sa veste ... 60 euros avaient disparus ! Pick-Pocket sûrement !

On dirait que le mauvais sort s'acharne sur nous. Après l'auto en panne à Almunecar, le plein d'essence raté à Barcelone, le GPS à Gerona, l'ordinateur à Navia, l'autoroute à Porto, etc., un Pick-Pocket à Madrid ! Stie !

dimanche 18 avril 2010

Madrid sous la pluie

Nouvelle grasse matinée. On y prend goût. Au départ de la maison, le soleil était radieux. On a quand emporté un parapluie, au cas où ... Un petit bout de chemin sur la Calle Mayor, nous descendons vers la Calle Segovia en traversant la Plaza de la Villa sur laquelle l'Hôtel de Ville trône royalement. De rues en ruelles, on atteint le célèbre marché aux puces, le Mercado El Rastro. Malheureusement, la pluie se met de la partie et gâte un peu le spectacle. Sur quelques mètres carrés, on trouve un nombre impressionnant de marchands de pacotilles, de vieilleries et d'antiquités intéressantes. Une foule bigarrée circule avec bonhommie dans cet enchevêtrement de personnes et d'objets hétéroclites.

Il pleut de plus en plus et la faim se fait de plus en plus présente. On se dit que sur la Plaza Mayor, on trouvera facilement un restaurant. Hélas ! Le déluge s'intensifie et tout le monde se réfugie dans les restaurants aux prix exhorbitants.
Tout le monde ?

Non ! Il y en a que rien ne détourne de leur mission ! On s'arrête dans une boucherie, on achète quelques victuailles et on rentre à l'appartement pour se sécher et se réchauffer. À peine sommes-nous installés confortablement, à peine sommes-nous asséchés un peu que le soleil se pointe à la fenêtre. Frustrés, on lui ferme les volets au nez. Tiens-toi !

Et pendant ce temps, aujourd'hui, nos amis Marthe et René ne peuvent quitter Montréal vers l'Europe à cause du nuage volcanique islandais qui flotte au-dessus de l'océan et du continent. Courage les amis ! On pense à vous et on souffle fort vers l'Islande ...

La p'tite vie en procession !

Viva la Virgen !

Frustrés mais pas fous, on a ouvert les volets pour laisser entrer la lumière ! Heureusement ! Vers 18h30, des chants dans la rue attirent notre attention. On se précipite sur notre petit balcon (1 m de large x 20 cm de profondeur) et on assiste à un spectacle inédit. De temps en temps, la mini-foule scande : Viva la Morenita !

PS : René, on ne sait jamais, ça peut aider !!!!

samedi 17 avril 2010

Madrid

Grasse matinée ! Départ vers midi pour une longue promenade. Le temps est nuageux et il fait froid. Nous prenons d'abord la Calle (rue) Arenal où une foule déambule lentement en faisant ses emplettes. Foule joyeuse, calme, disciplinée, si on peut dire. Puis, nous montons un peu vers le nord en traversant des places grouillantes d'activité. Nous nous dirigeons vers l'est sur la Gran Via, une artère commerciale importante de Madrid. Là encore, la foule se presse lentement, entre et sort des magasins et prête peu d'attention aux musiciens de la rue qui tentent d'attirer quelques euros dans l'écuelle déposée à leurs pieds.

Puis, nous bifurquons vers le nord et entreprenons une traversée du quartier gay. Peu d'excentricité, peu d'exubérance ici. Il faut dire qu'il pleut et qu'il y a peu de gens dans les rues et les commerces environnants. Nous dînons dans un petit resto sympathique et repartons vers le Musée archéologique national. C'est un des musées les plus riches de Madrid et un des plus importants de sa catégorie en Espagne. La Dame d'Elche et la Dame de Baza (civilisation ibérique, -400) comptent parmi les plus belles oeuvres de ce musée.

À la sortie du musée, il ne pleut plus. Il faut dire que la température change très rapidement, on passe du soleil à la pluie et vice versa en quelques minutes. Nous revenons par la majestueuse Calle Alcala, apprécions les beaux édifices qui la bordent et particulièrement la Plaza Cibeles avec sa fontaine monumentale et l'imposant Palais des communications. Nous arrivons enfin à la Puerta del Sol, place la plus populaire et la plus animée de Madrid. On profite des quelques instants de rayons de soleil pour faire le plein d'énergie. De retour à la maison par la Calle Arenal.

vendredi 16 avril 2010

De Segovia à Madrid

Après un copieux petit déjeuner (un autre à cet hôtel), nous avons emprunté l'autoroute pour arriver le plus tôt possible à Madrid. Nos hôtes, Maria et Alberto, nous attendaient vers 10h. Nous sommes arrivés à l'heure. Maria et Alberto sont descendus de l'appartement, ont pris nos bagages et les ont transportés au 3e étage (par ascenseur, bien sûr). Quelle délicatesse ! Depuis que nous voyageons et louons des appartements, c'est la première fois que des propriétaires posent un tel geste. Puis, nous sommes partis vers la Place d'Espagne remettre l'auto à l'agence Hertz locale. Forts de notre malencontreuse expérience de Barcelone, nous avons cherché un poste d'essence pour faire le plein avant la remise. La malchance était au rendez-vous. Une circulation intense, des rues bloquées, des postes d'essence introuvables et, pendant ce temps, Maria et Alberto qui nous attendaient. Inutile de dire que le stress était à son paroxysme. Finalement, une heure plus tard, nous avons trouvé, avons remis l'auto et avons sauté dans un taxi qui a, lui aussi, été coincé dans un bouchon !

Dès que nous avons pu, après une petite sieste (eh ! oui, encore une fois), nous sommes allés faire quelques emplettes. Nous avons découvert un monde merveilleux ... au coin de la rue. Au marché de fruits, de légumes, de poissons, de sushis, de fromage, de vin, de ... , les gens faisaient leurs emplettes en mangeant des tapas, en buvant du vin, en placotant et en riant. On n'avait encore jamais vu une telle activité dans un marché.

Nous avons acheté des tapas et du vin et sommes rentrés à la maison. On a joui !


Demain, on achètera peut-être des crevettes géantes !!

jeudi 15 avril 2010

Segovia


Journée consacrée à la visite de Ségovie. Nous nous dirigeons vers l'Alcazar à la limite nord-est des remparts. L'Alcazar est un château qui a été construit, au début du 13e siècle, sur une ancienne forteresse. En route, nous (?) furetons dans les magasins de vêtements et photographions, au passage, la cathédrale, quelques édifices remarquables et nous faisons une pause à la Plaza Mayor. Jeudi, c'est jour de marché. De très nombreux marchands de fruits, de légumes, de viande, de vêtements, etc. dressent leurs étalages sur la place et le voisinage vient y faire ses provisions.

On dîne à La Oficina un restaurant réputé de Segovia offrant une cuisine typique de la région. On choisit le Menu del Dia: une Sopa castellana (pain, jambon, chorizo, ail, piment et oeuf dans un bouillon), des Judiones de La Granja (haricots blancs ressemblant à des gourganes), du Cochinillo asado en horno de leña (cochon de lait rôti dans un four à bois), un ponche ségovien (dessert typique à base de gâteau baigné et couvert de massepain). Les deux entrées ont été un franc succès, un pur délice. Quant au cochon de lait, une patte complète rôtie et présentée comme telle dans l'assiette, sans accompagnement, rien, nada, il a fait les délices de Gisèle, en fait, les deux pattes ont régalé Gisèle. Au dessert, il a fallu faire un autre choix car il n'y avait plus de ponche ! On s'est bien repris puisque Gisèle en a trouvé dans une pastelleria et on y a fait honneur en soirée.

Le retour à l'hôtel et la préparation du départ vers Madrid marque une étape importante de notre voyage. Ça sent la fin. Demain, avant 11 h, on remettra l'auto chez Hertz, à la Plaza d'Espagne et on s'installera dans l'appartement de Maria et Alberto de la Vega sur la rue de Las Fuentes. On en reparlera.

mercredi 14 avril 2010

Avila

Bonne nouvelle : on prévoyait de la pluie toute la journée, il a commencé à pleuvoir à 17 h 30. Mauvaise nouvelle : on prévoyait une température n'excédant pas 11 C et des vents du nord et il n'a pas fait plus de 10 C et le vent nordique nous gelait sur place. Nous sommes partis à Avila, à peine une heure de route, vers 9 h 30. Michelin écrit que l'on entend parfois le silence planer sur les rues truffées d'églises et de monastères en granite dans cette ville qualifiée d'austère. Notre expérience d'aujourd'hui infirme ces points de vue : pour le silence, on repassera cette nuit et pour l'austérité, ce n'est absolument pas fondé. À notre point de vue, bien entendu.

La visite classique d'Avila, la ville de Ste-Thérèse ... d'Avila (1515-1582), comprend la cathédrale, la Basilique San Vicente, les remparts et les vieilles rues sinueuses. Nous avons donc visité la cathédrale, la Basilique San Vicente, les remparts et les vieilles rues sinueuses. Une fois rassassiés et congelés, nous avons pris un dîner minceur (tortilla et frites !!) dans un petit restaurant sur la Plaza de la Santa.

Le GPS programmé pour un retour sans autoroute, nous avons découvert, sur des routes secondaires, des paysages merveilleux, à couper le souffle, comme dirait un copain. Sans oublier des cieux dramatiques, comme dirait ... la photo de Gisèle. Puis, dès notre arrivée à notre ancien couvent converti en hôtel , nous avons visité le cloître adjacent à l'hôtel. Une révélation ! Un cloître au décor mudéjar digne des plus belles salles de l'Alhambra. Beau et bien conservé. Jamais on a visité un cloître aussi peu austère. Voilà qui termine bien une journée.

mardi 13 avril 2010

De Salamanca à Segovia


En empruntant quelques routes secondaires, il a fallu 4 heures pour arriver à Segovia. Il y a quelques semaines, nous franchissions les Pyrénées catalanes et les Pics d'Europe à souvent plus de 2 000 mètres; aujourd'hui, nous avons parcouru d'immenses plaines réservées à la culture. On se serait cru dans les Prairies canadiennes. Beau spectacle, route très peu encombrée, pas très stressant.

Vers 13 h 30, nous prenons possession de notre chambre dans un monastère entièrement rénové et transformé en hôtel, le San Antonio el Real. On y séjournera jusqu'à vendredi matin. À peine les bagages déposés, nous partons vers la vieille ville à environ 20 minutes de marche en longeant l'aqueduc romain datant du 1er siècle. Dîner à 15 h dans un petit resto de la Plaza del Azoguejo, suivi d'une exploration d'un quartier au nord de la vieille ville. Comme Segovia est perchée à 1 000 mètres d'altitude, les déplacements exigent de monter et de descendre des rues à forte pente ou des escaliers plutôt raides. On dirait que les articulations commencent à manquer d'huile. On retourne au monastère pour refaire les forces.

Parlant de monastère, les prières et les énergies ont porté fruit. L'ordi a repris du tonus et roule normalement. Évidemment, le Oui-Fi du monastère est beaucoup plus puissant que celui de l'aparthôtel de Salamanque, mais quand même, quelques oraisons et quelques mantras n'ont sûrement pas fait de tort.

lundi 12 avril 2010

Salamanque

Début de petite journée plutôt lent. On quitte l'appartement à 11 h 30 et on est de retour à 16 h 30. Congé spécial ici et tout ferme pour le reste de la journée à compter de 16 h (et même avant dans plusieurs cas) : musées, églises et à peu près tous les commerces. Quel conJustifiergé ? Celui du lendemain de la fin du congé de Pâques ?

Nous avons quand même marché plusieurs kilomètres, comme à chaque jour. On a visité la vieille Université de Salamanque qui suinte des efforts des étudiants depuis des siècles. Fondée en 1218, cette université reçoit 7 683 élèves en 1568 et 30 000 en 2007. Nous y avons rencontré un groupe de jeunes séminaristes Colombiens, 20 ans environ et portant fièrement le col romain, en visitant cette université qui a servi de modèle à celles de Colombie. Outre l'Université, nous avons zieuté de près l'extérieur de magnifiques couvents : celui de San Estaban et de las Duenas, fermés tous les deux . Fermée aussi, la jolie Casa Lis qui héberge le Musée Art nouveau et Art déco. Puis, nous nous sommes dirgés vers la Plaza Mayor, l'épicentre de la vie de Salamanque. Même si le temps est frais malgré le soleil qui luit, nous nous joignons aux nombreux Espagnols qui sont attablés pour le dîner et les imitons avec délectation.

La p'tite vie sur la terrasse à Salamanque

Assis sur la terrasse de la Plaza Mayor, on pensait déjà à demain. On versait un peu dans la nostalgie. Demain, nous serons à Ségovie pour 3 nuits, notre dernère étape avant Madrid et la fin de l'aventure le 28 avril. On pensait aussi à Danielle et Serge qui arriveront à Nerja le 14 avril, à Françoise et Alain qui retourneront au Québec le 28 avril, après plusieurs mois en Espagne, à Marthe et à René qui sont à boucler leurs valises pour la République tchèque, l'Autriche et l'Allemagne, le 18 avril prochain. On pensait également, à Myriam, Claudette et Claude qui mettront la dernière main à la préparation de leur voyage en France au début de juin. Puis, il y aurait aussi Francine et Alain qui iront peut-être voir une amie à Paris, à l'automne, pour leur baptême européen. Coudon ! On n'est pas seuls à avoir la bougeotte, les amis aussi.
On leur souhaite La grand' vie ! Pas l'autre ...

PS : Depuis 2 jours, l'ordi naturalisé espagnol roule hyper lentement sur l'internet. Plutôt que quelques minutes, la publication du blogue peut prendre plusieurs heures ... San Esteban, priez pour nous ! Et vous autres itou !

dimanche 11 avril 2010

De Béjar à Salamanca

Départ vers 10 h en direction de Salamanque en passant par des routes secondaires. On côtoye d'abord une campagne sauvage et des villages minimalistes, tel celui de Valdefuentes de Sangusin, en particulier. Puis on sillonne une campagne de grands propriétaires terriens qui élèvent des boeufs et des porcs noirs nourris aux glands de chênes-liège. Nous passons donc par San Miguel de Valero et Linares de Riofrio avant d'arriver à la belle ville de Salamanca.

Installation à l'aparthôtel, petite sieste (eh oui !) et départ, à pied, vers le centre-ville. C'est magnifique ! On visite la cathédrale nouvelle (16e s.) et de l'ancienne (12e s.), on erre un peu ici et là et c'est le retour au bercail. Il est 20 h et on (?) prépare le souper pendant qu'on (?) rédige le blogue.

La p'tite vie à Béjar hier après-midi

Même après plus de 50 jours en Espagne, il n'est toujours pas facile de s'habituer au rythme de vie des Espagnols, particulièrement aux heures de repas. En revenant de Candalerio, hier après-midi, on cherchait un resto où on pourrait grignoter un peu en attendant le souper. Mais voilà, les grignotines ne sont pas au menu des Espagnols entre 14 h et 16 h. C'est l'heure du dîner, seul, entre amis ou en famille. Pas question de tapas uniquement, du moins à Béjar. Mais il y a des exceptions.

C'est ainsi qu'en lisant un menu sur un coin de rue, on identifie un restaurant qui pourrait répondre à nos désirs. On entre. On s'assoit à une table. La table est sale. le menu est sale. Le serveur ne paye pas de mine, il n'est pas accueillant (pourtant, nous sommes ses seuls clients). On commande une bière et le serveur nous informe, de son air bourru, que nous ne sommes pas dans le bon restaurant ! Rien à voir avec le menu extérieur. Pas étonnant, le menu sur le trottoir était celui d'un autre restaurant situé 30 m plus loin. On boit notre apéro en vitesse et on change de lieu.

En entrant au restaurant La Antigua Posada del Paso Freiduria Tito, à quelques pas de notre air bête voisin, il y a foule et on est accueilli avec un sourire. Plutôt que des tapas, on sert des Raciones, c'est-à-dire des portions de repas, entre presque rien et une assiettée complète. Le serveur est charmant. On demande ce qu'est un ou une Mejillon Tigre Casero. Plutôt qu'une explication, il en apporte deux et nous invite à y goûter. Ces moules farcies de pomme de terre, de béchamelle, d'ail et ... sont divines. À ces 14 mejillon, on ajoute des Patatas 3 salsas (frites abondantes) et une trentaine de Langostinos en salsa española. Un véritable régal arrosé d'un vin de la méson un Vino blanco Pousos del Ribeiro. Un chocolat fondant, méson aussi, nous est offert en fin de repas. Et on ne parlera pas ici de l'atmosphère qui régnait en ce samedi après-midi. Très festif !

C'est pour dire que la p'tite vie frise parfois la grande vie ! Olé !

samedi 10 avril 2010

Béjar et Candelarrio



Béjar n'était pas une de nos destinations de visite mais une étape avant d'arriver à Salamanque. L'Hospederia Real de Béjar, ouvert depuis peu, est super confortable et trône au milieu de la Vieille Ville. De Béjar, Michelin écrit : On peut apprécier le site de cette petite ville, autrefois connue pour ses fabriques de draps et de lainage, qui s'étire sur une étroite bande rocheuse au pied de la Sierra de Béjar. C'est court et pas très invitant mais ça reflète la réalité. On remarque, à Béjar et ailleurs, que les jeunes gens sont peu nombreux. Ils délaissent les petits villages au profit de grandes villes. Les aînés qui ont vécu leur vie au village, se promènent lentement, s'appuyant sur leur cane et s'arrêtant de temps en temps pour échanger quelques mots avec d'autres vieux qui font comme eux ou pour consulter les avis de décès affichés sur les murs de la ville.

À Candelario, à 4 km de Béjar, nous avons visité un beau petit village construit sur une forte pente de la Sierra. Maisons blanchies, galeries de bois fleuries abritées par des avant-toits et batipuertas sont les principales caratéristiques de ce village accueillant. La batipuerta, cette demie-porte extérieure, est un des éléments typiques de l'architecture de Candelario. Elle permet, aux jours chauds, de laisser pénétrer l'air et la lumière tout en prévenant l'entrée indésirée de personnes et d'animaux ; en hiver, elle protège de la neige qui rafale et au printemps, de l'eau de la fonte des neiges qui dévale dans les rues à torrent. Des commères nous on dit qu'elle sert également d'appui aux personnes qui font du commérage avec leurs voisins. Mais ça, c'est rien d'autre que du commérage !

vendredi 9 avril 2010

De Cáceres à Béjar via La Alberca

Nous étions entrés en Estremadure il y a quatre jours, lors de notre retour en Espagne. C'est cette région qui produit l'excellent porc noir élevé en liberté dans les forêts de chênes-liège dont il se nourrit des glands. Mais l'Estremadure est aussi la région d'où sont partis de nombreux conquistadores vers l'Amérique dont le plus connu est sans doute Cortes.

Au cours de la journée, nous sommes passés des plaines fertiles du sud aux collines verdoyantes tachées de longues traînées de fleurs blanches, jaunes et violettes et piquées d'oliviers et de chênes-liège. Peu à peu le paysage est devenu plus aride : montagnes aux pieds fortement ocrés puis, sols pierreux et finalement crêtes rocheuses dont quelques unes aux têtes blanches.

Parfois, pour nous rendre d'une ville à un village, nous confions à notre Ayatollah GPS la tâche de choisir des routes secondaires uniquement. Parfois, il exagère et on ne fait rien pour corriger ses suggestions. C'est ainsi que pour passer de la région de l'Estramadure à celle de la Castille et León, on s'est retrouvés sur des routes si étroites et si sinueuses que l'adrénaline coulait à flot dans nos veines. Cré Garmin, va ! On a même emprunté un Camino agricola et avons été salués par un troupeau de vaches qui se promenaient sans se soucier des automobiles ... de la seule automobile qui circulait dans le coin. Mais ces passages en arrière-pays nous réservent parfois de jolies surprises, comme cette arrivée inopinée dans un minuscule village du nom poétique de Herguijueda de la Sierra. Seuls les habitants du village et Google Maps en connaissent l'existence ! Lorsque nous nous sommes adressés à un vieux villageois assis près d'une fontaine, la moitié du village est descendue dans la rue pour nous observer.

Avant d'arriver à Béjar, un petit crochet à La Alberca. Ce charmant village a conservé intacte son architecture traditionnelle. Maisons à colombage en encorbellement, ruelles étroites et pavées convergeant vers le centre du village, la Plaza Major, bordée de restaurants où nous avons mangé une extraordinaire soupe à l'ail, spécialité de la région.

jeudi 8 avril 2010

Cáceres

Bien belle journée. Depuis quelque temps, le soleil est au rendez-vous à tous les jours. Plutôt frais le matin jusqu'à 12h, puis petit réchauffement confortable sans être accablant.

Notre journée (de 10h00 à 16h00 !) a été consacrée à la visite de la Vieille ville, à deux pas de notre hôtel. Ce centre historique, déclaré Patrimoine de l'humanité en 1986, nous ramène quelques siècles en arrière. Nous avons parcouru les rues et ruelles de cette ancienne ville fortifiée, nous avons grimpé au sommet du clocher de la cathédrale (Ouf ! et Re-Ouf !, on dirait que les clochers sont de plus en plus haut à mesure que le voyage progesse !). Nous avions une vue imprenable sur les environs.

Dîner sur une terrasse et retour dans le Vieux Cáceres jusqu'à la rentrée.

La p'tite vie à Cáceres

Dans les rues et les ruelles du Vieux Cáceres, il n'y a pas que de vieilles pierres, de vieilles maisons, de vieilles églises, de vieilles tours. Sur certaines places très fréquentées, on rencontre encore de vieux troubadours ... mais ils sont jeunes ! Certains visiteurs passent leur chemin sans s'y arrêter, d'autres jettent un coup d'oeil rapide et pousuivent leur route et d'autres, dont nous sommes, s'arrêtent un moment pour écouter ces aèdes modernes. Quelques pièces dans la boîte à leurs pieds les comblent de joie.
PS à Christiane : Bien sûr, ce n'est pas le bel Antonio de Granada !!

mercredi 7 avril 2010

De Olivenza à Cáceres

Nous quittons Olivenza en en conservant un excellent souvenir. Cette ville n'avait été prévue que comme étape entre Évora et Cáceres. À notre grande surprise et à notre grand plaisir, nous y avons trouvé beaucoup de charme.

En route, nous sommes arrêtes à Mérida pour visiter certains vestiges de l'époque où elle était la capitale de la Lusitanie et qui lui valent aujourd'hui d'être classée au Patrimoine mondial de l'humanité. Les Romains avaient doté cette ville de temples, d'un théâtre, d'un amphithéâtre et d'un cirque. Nous avons surtout consacré notre visite au théâtre qui pouvait accueillir 6 000 personnes. Gradins, colonnades et statues subsistent encore. Ce n'est pas le théâtre romain le plus spectaculaire que nous ayons visité mais l'arrêt en valait la peine.

Après le site archéologique, nous sommes entrés au Musée national d'Art romain. Ce musée est situé dans un immense édifice moderne spécialement conçu pour présenter les collections d'archéologie romaine de Mérida. Visite intéressante sans plus.

Sommes arrivés à Cáceres en fin d'après-midi. Excellent hôtel mais d'accès difficile car il est situé dans le centre historique de la ville où les autos sont interdites. Difficile mais pas impossible ! L'accueil chaleureux et la suite dans laquelle nous dormirons les deux prochaines nuits, nous font facilement oublier ce petit inconvénient.

mardi 6 avril 2010

De Évora à Olivenza


Après un excellent petit déjeuner à Évora, nous prenons de petites routes en direction de Olivenza en Espagne. Avant d'y arriver, nous faisons une escale à Monsaraz.

Monsaraz est un petit village perché sur une colline près du fleuve Guadiana, dans l'Alentejo, près de la frontière espagnole. Une population de 977 personnes (2001) y habite paisiblement dans un décor comme suspendu dans le temps. C'est l'une des agglomérations portuguaises les plus anciennes. La colline où est établi ce village était probablement une fortification préhistorique. On a trouvé, à proximité, des tombes anthropomorphes découpées sur la pierre elle-même ainsi que de nombreux mégalithes.

Après une visite d'environ une heure à Monsaraz, nous rejoignons notre port d'attache pour la nuit, Olivenza, en Espagne. La fatigue accumulée au cours des derniers jours se fait sentir. On se couche en arrivant à l'Hôtel Palacio Arteaga et on fait une bonne sieste de quelques heures. Au réveil, armés de caméra et de caméscope, on part regaillardis à la conquête de cette petite ville toute blanche. Il fait bon vivre à Olivenzia. À 16 h, il n'y a presque personne dans les rues. À 16h30, les gens se promènent, s'arrêtent aux terrasses et jouent avec les enfants sur les places publiques. C'est ravissant à souhait. On les a donc imités en nous promenant parmi eux et en nous arrêtant sur une terrasse. Quant aux enfants, on s'est contentés de les photographier.